Une Personne avant tout

Quoique plongé dans la cécité, dans le noir, les aveugles sont avant tout des personnes.

Cet empêchement à voir a des effets considérables dans leur vie quotidienne et dans leurs rapports avec leurs environnements. Difficultés dans le déplacement, dans l’acquisition des savoirs, dans la communication, dans les freins continuels à exercer son autonomie en somme difficultés à être libre.

Le déficit visuel est considéré par tous comme un empêchement rédhibitoire à gérer de façon autonome sa propre vie, à être en capacité d’assumer son propre fonctionnement lié en particulier aux déplacements, aux nécessités de la vie journalière, à l’apprentissage.

Amitié et convivialité, une affaire de tous

Partout des institutions ont vu le jour pour accompagner les personnes aveugles, en particulier pour les former à être plus autonome dans leurs fonctionnements quotidiens et à acquérir des outils leur permettant de prendre leurs places dans la société.

Si celle-ci a désiré, en premier lieu, protéger physiquement les aveugles, elle désire aujourd’hui qu’ils prennent leurs places parmi les contributeurs d’une société active, imaginative, capable d’utiliser l’ensemble des expériences et des richesses humaines.

Moments de bohneur partagés

Parmi les activités humaines le sport bénéficie et jouie d’une place particulière.

Il est tout à la fois une expression physique, associée à une recherche de bien être corporel et mental. La pratique sportive est formatrice. Elle développe les relations humaines par un brassage des classes sociales, des cultures, facilitant les échanges interpersonnelles et l’amitié.

Pour les personnes aveugles l’activité sportive est une opportunité de sortir du « trou noir » dans lequel l’environnement à tendance à les confiner. Elle devient aussi une impérieuse nécessité à envisager le sport comme un terrain de découverte de soi, permettant de s’ouvrir aux différents « champs des possibles ». Etre debout, courir, nager, affronter l’espace, le non visible sans appréhension, combattre ses propres peurs, repousser ses limites, accepter une discipline, connaître son propre corps, sont les trésors que l’aveugle va progressivement découvrir en lui-même.